Dessins de Thomas Geve

1 juillet 2013
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Exposition
Du 1er juillet au 7 septembre 2013

« Il n’y a pas d’enfants ici : Auschwitz, Gross-Rosen, Buchenwald »
Dessins de Thomas Geve

Cette exposition présente le destin et l’œuvre graphique de Thomas Geve, « enfant déporté », qui connut les camps de concentration d’Auschwitz, Gross-Rosen et Buchenwald, avant d’être libéré à l’âge de 15 ans en 1945.

À Buchenwald, au moment de la libération du camp, il réalise 79 petits dessins qui racontent son histoire et dépeignent la réalité des camps de concentration par lesquels il est passé.

L’exposition, construite autour de ses dessins, présente en dix panneaux l’univers concentrationnaire vu à travers les yeux de cet enfant.

Exposition prêtée par l’association française Buchenwald, Dora et kommandos.

Thomas Geve, né en 1929, a trois ans lorsque Adolf Hitler accède au pouvoir. Son père, chirurgien juif allemand, ne peut plus exercer sa profession et quitte l’Allemagne après les pogroms de novembre 1938 pour rejoindre l’Angleterre. Il n’arrive pas à faire venir sa femme et son épouse, et la famille est définitivement séparée par le déclenchement de la guerre.

En 1943, la Gestapo arrête les derniers Juifs de Berlin. Thomas est déporté avec sa mère à Auschwitz en juin 1943, alors qu’il a à peine treize ans. Là, il côtoie l’horreur du système concentrationnaire d’Auschwitz-Birkenau. En janvier 1945, à l’approche des armées soviétiques, les SS quittent le camp en emportant avec eux les détenus encore valides. Jeté sur les routes des « marches de la mort », Thomas passe par le camp de Gross-Rosen avant d’aboutir à celui de Buchenwald, libéré le 11 avril à l’approche des troupes américaines.

Thomas Geve se procure alors quelques minuscules crayons et réalise 79 petits dessins, destinés à raconter à son père sa vie dans les camps nazis. Sa mère n’a pas survécu à Auschwitz. Quelques semaines plus tard, il part en convalescence en Suisse et emporte avec lui son précieux témoignage. Il ne reverra son père qu’en 1946. En 1950, il décide d’aller en Israël, où il vit encore aujourd’hui. Il est l’auteur d’une biographie, Jeunesse enchaînée, qui fut traduite en plusieurs langues.

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